Dans un contexte de hausse durable des coûts de l’énergie et de contraintes budgétaires croissantes, les collectivités territoriales recherchent des solutions concrètes pour améliorer la performance de leur patrimoine bâti tout en répondant aux nouvelles obligations réglementaires.
Le décret BACS, qui impose progressivement l’installation de systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments tertiaires, représente à la fois une obligation réglementaire et une opportunité majeure de modernisation de la gestion patrimoniale publique.
Cependant, l’efficacité de ces systèmes repose avant tout sur la disponibilité et la qualité des données techniques relatives aux bâtiments et à leurs équipements.
La donnée devient un actif stratégique du patrimoine public
Aujourd’hui, les collectivités disposent souvent d’informations dispersées entre les dossiers techniques, les logiciels métiers, les entreprises de maintenance, les exploitants énergétiques ou les systèmes de supervision.
Cette fragmentation entraîne :
- des surcoûts lors des opérations de maintenance ;
- des difficultés de pilotage énergétique ;
- des pertes d’information lors des changements de prestataires ;
- des délais importants pour mettre en œuvre les systèmes BACS ;
- une faible valorisation des données produites grâce aux investissements publics.
Pour répondre à ces enjeux, la continuité numérique permet de structurer les données afin qu’elles soient produites une seule fois et réutilisées tout au long de la vie du bâtiment.
Réduire les coûts de mise en conformité au décret BACS
La mise en œuvre d’une démarche de continuité numérique permet aux collectivités de diminuer significativement les coûts associés au déploiement des systèmes de Gestion Technique du Bâtiment et des solutions BACS.
Les gains concernent notamment :
- la réduction des temps d’inventaire des équipements ;
- la simplification du paramétrage des systèmes de supervision ;
- l’automatisation de la collecte des données techniques ;
- la réduction des ressaisies et des erreurs ;
- l’amélioration de la qualité des données d’exploitation.
Les collectivités peuvent ainsi concentrer leurs investissements sur l’amélioration réelle de la performance énergétique plutôt que sur la reconstitution permanente de leurs données patrimoniales.
Des économies durables sur les dépenses énergétiques
Grâce à une meilleure connaissance des équipements et à une supervision plus efficace, les systèmes BACS correctement alimentés en données fiables permettent :
- d’identifier les dérives de consommation ;
- d’optimiser les réglages des installations ;
- de réduire les périodes de fonctionnement inutiles ;
- d’améliorer le confort des usagers ;
- de prioriser les actions de rénovation énergétique.
Au-delà de la conformité réglementaire, cette démarche contribue directement à la maîtrise des dépenses publiques et à l’atteinte des objectifs de transition énergétique.
opendthX : un standard européen au service des territoires
Normalisé par l’ETSI sous la référence ES 204 114, le format opendthX constitue aujourd’hui un outil de référence pour organiser les données techniques des bâtiments dans un environnement ouvert et interopérable.
Complémentaire de la maquette numérique IFC, opendthX permet de décrire de manière structurée :
- les équipements ;
- leurs caractéristiques ;
- leurs performances ;
- leurs exigences de maintenance ;
- leurs indicateurs de suivi ;
- leurs liens avec les systèmes de supervision et d’exploitation.
Cette approche facilite la circulation des données entre les différents logiciels utilisés par les collectivités tout en garantissant leur pérennité.
Préserver la souveraineté numérique des collectivités
Face à la multiplication des plateformes propriétaires, la maîtrise des données constitue un enjeu stratégique pour les acteurs publics.
L’utilisation de standards ouverts permet aux collectivités :
- de conserver la maîtrise de leurs données patrimoniales ;
- d’éviter les situations de dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique ;
- de faciliter les mises en concurrence ;
- de garantir la réutilisation des données dans le temps ;
- de sécuriser les investissements numériques réalisés sur fonds publics.
Une démarche au service des bâtiments intelligents et des territoires durables
Le décret BACS ne doit pas être considéré comme une simple obligation réglementaire.
Associé à une démarche de continuité numérique fondée sur des standards ouverts comme opendthX, il devient un levier de transformation permettant aux collectivités de disposer d’un patrimoine mieux connu, mieux piloté et plus performant.
La donnée devient alors un véritable outil d’aide à la décision au service des élus, des gestionnaires de patrimoine et de la transition écologique des territoires.